Et si au commencement était en Afrique!
Cheikh Anta Diop
Pour la première fois, au colloque d'égyptologie du Caire, organisé par l'UNESCO en 1974, des experts africains ont confrontés les résultats de leurs recherches avec ceux de leurs homologues des autres pays. Les participants ont été marqués par la méthode de recherches pluridisciplinaires introduite par Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga. Il ne saurait être question ici d'exposer toute l'argumentation développée. Cependant, il a été clairement reconnu que pour la langue et sur le plan culturel en général, l'Egypte pharaonique appartient à l'univers négro-africain. De ce fait, la légitimité scientifique de rechercher systématiquement les liens, quels qu'ils soient, entre l'Egypte ancienne et le reste de l'Afrique noire été acquise au plan international.
A droite le Professeur Théophile Obenga
Les caractéristiques génétiques, linguistiques des peuples de l'ancienne Egypte sont très proches des caractéristiques retrouvées chez les peuples d'Afrique Centrale. Au delà de l'Egypte ancienne se dessine l'Afrique de l'est et l'Afrique des grands lacs, foyers des premiers hommes, des premières cultures et des premières civilisations.
En l'état actuel des connaissances scientifiques, on doit bien reconnaître que le continent africain a vu naître les premiers hommes, les premières civilisations, les premières sciences ainsi que les premières croyances religieuses.
Selon les dernières découverts des paléoanthropologues, des archéologues, des généticiens et de linguistes, les premiers hominidés ont été découverts et notamment l'homo sapiens dont nous sommes issus, sur le continent africain.
Les travaux d'Yves Coppens, Luigi Luca Cavali-Sforza, Bryan Sykes, Pascal Picq et de Christopher Stringer documentent abondamment cette théorie de l'origine africaine de l'humanité.
Deux études publiées par des équipes de chercheurs généticiens états-uniennes et chinoises parues dans la revue Science en 2001 (African origin of modern humans in east Asia : a tale of 12.000 chromosomes) et dans la revue états-unienne Proceedings of the national academy of sciences en 1998 font état de l'origine africaine des asiatiques.
Statue du Ka - 13e dynastie - Egypte
« la parcelle de Ka individuel rejoint de Ka universel – l'intellect ou l'âme du monde – et ne se perd jamais dans le grand tout : ainsi, la cosmogonie philosophique égyptienne a inventé l'immortalité de l'âme dès l'Ancien Empire, 2600 av. J.C et même plus tôt, comme le font foi les textes des pyramides, plus de 1000 ans avant la première religion révélée ». Cheick Anta Diop, civilisation ou barbarie, ibid , p.428.
Le culte monothéiste le plus ancien revient au culte conçu par le pharaon Amnophis IV qui se rebaptisa Akhahaton et qui préconisait de ne croire qu'en un dieu : Aton.
Joseph Davidowitz (la bible avait raison), égyptologue, considère que les hébreux, en égyptien ubrus, étaient des égyptiens descendants des artisans, professionnels constructeurs et artistes d'El-Amana, la capitale construite par le pharaon monothéiste Akhenaton. Cela expliquerait certaines coutumes telles que celles de la circoncision pratiquée dans l'Egypte ancienne mais aussi bien avant en Nubie (Ethiopie, ancien Soudan). « Seuls parmi les hommes les colchidiens, les égyptiens et les éthiopiens pratiquent la circoncision depuis l'origine. » (Hérode 484-425 avant notre ère, livre 2, 104).
Falasha ou Beta Israël - Juif d'Ethiopie
Il est alors probable que les juifs d'Ethiopie ne sont pas issus de la migration en Afrique des juifs à partir royaume d'Israël à l'époque du roi Salomon ou des tributs de Dan comme l'attestent des ressentes découvertes génétiques. Ainsi une étude parue dans Human Bioligy (1999) de Lucotte et Suret évaluant l'homologie de séquences d'ADN du chromosome Y d'un échantillon d'éthiopiens juifs vivants en Israël et d'éthiopiens non juifs vivants dans une région au nord d'Addis Abeba relève plus de similitudes et de proximité génétique entre les juifs éthiopiens vivants en Israël et les autochtones éthiopiens non juifs qu'avec les autres communautés juives. Pour Lucotte et son équipe, les résultats sont compatibles avec le fait que les dénommés Falashas proviennent des anciennes habitants ayant vécu en Ethiopie. Une autres étude publiée en 2001 dans la célèbre revue états-unienne Proceedings of National Académic of Science fo United States of America retrouve une parenté génétique très forte entre des juifs éthiopiens et yéménites. Pour ces auteurs, ces éléments sont en faveur d'une migration de la population des Betaisrael d'Ethiopie (étymologiquement : « Maison d'IsraëL » vers le Yémen et plus généralement d'une migration possible dans la région de la mer rouge en provenance d'Ethiopie.
Paysage d'Ethiopie évoquant la terre sainte...et la beauté naturelle inspirée et voulue par le Père Céleste.
Le judaïsme ne le justifie t-il pas au travers cet hymne?
Elle est fondée sur les montagnes saintes.
L'Eternel aime les portes de Sion
Plus que toutes les demeures de Jacob.
Des choses glorieuses ont été dites
Sur toi,
Ville de Dieu !
Je proclame l'Egypte et Babylone
Parmi ceux qui me connaissent ;
Voici le pays des philistins, Tyr,
Avec l'Ethiopie :
C'est dans Sion qu'ils sont nés.
Et de Sion il est dit : tous y sont
Nés
Et c'est le Très Haut qui l'affermit.
L'Eternel compte en inscrivant les peuples ;
C'est là qu'ils sont nés.
Et ceux qui chantent et ceux qui
Dansent s'écrient :
Toutes mes sources sont en toi.
(Psaume 87,


Commentaires
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toutankamon le 20/01/2008 à 12:35:30
est ce que vous pouriez me dire quels etaient les plus grands dieux de l egypte ancienne silvouplait car j ai un bilan de l egypte comportant les deux noms des dieux d autre fois et pouriez vous me repondre au plus vite merci beaucoup aurevoir
la boss73200 le 20/01/2008 à 12:37:31
c ki le gars dans la tombe
sabrina le 20/01/2008 à 12:38:40
c trop halla wallah