Au dela de la mort
La mort prend possession de l'enveloppe mais au delà de la chair il y a l'âme.
La notion de Ka si souvent citée dans les textes égyptiens.
Les égyptiens nommaient le Ka, symbole du moi éternel, que tout être vivants reçoit en dépôt des avants sa naissance, parce que son nom est comme imprimé dans l'éternité avant même qu'il ne soit prononcé par sa mère. Les défunts, ou plus justement leur double, leur Ka qui était déjà en eux avant leur naissance, les quitte aussitôt après leur mort.
« Cependant, après la mort, l'homme subit un changement de nature qui s'exprime par la notion d'Ankh (lumineux). L'Ankh est la forme du défunt qui possède une puissance supérieure que l'on invoque au besoin, mais il peut aussi se manifester spontanément et
De façon désagréable aux vivants. » (Ph. Derchain, Anthropologie de l'Egypte pharaonique).
Les cérémonies funéraires ouvrent, alors, à l'âme du défunt la voie de sa marche vers le royaume de l'Ancêtre Incée.
Le « Livre des Morts » comprend a ce sujet, près de deux cent incantations quelques une fort longues et tes anciennes, dont la connaissance permettra au défunt de se diriger dans le monde inférieur qu'il devra parcourir au cours de son aventureux voyage dans les douze régions de
Grâce au « Livre de Mort », les défunts avaient a leur disposition des formules magiques pour déjouer les ruses des esprits malfaisants.
Avant d'être dirigé vers l'enfer ou le paradis, le cœur du défunt, c'est-à-dire sa conscience, était déposé dans la balance des dieux pesé et jugé. Le défunt devait alors prononcer la confession négative devant Thot et Anubis : il devait se justifier de ses actes ici bas ( ne pas avoir commis de péché contre les hommes, de n'avoir jamais rien fait qui puisse déplaire aux dieux, devoir respecté les hiérarchies…. ).
Apres avoir écouté la confession négative du défunt, Thot et Anubis interrogent la balance des dieux. Et si Thot peut écrire sur sa tablette que les deux plateaux s'équilibrent – sur l'un des plateaux, il y a le cœur du mort, le cœur qui est le siège de sa volonté lucide et celui de sa conscience morale, et sur l'autre plateau il y a la plume de Maat, la plume de vérité – alors Thot a tête d'Ibis se tourne vers Osiris, le dieu des morts, et lui dit : « son cœur est juste, car il n'est pas plus lourd que celui d'une plume ».
Alors le mort devenait Maa Kherou, juste et justifié. Il pouvait alors se rendre partout ou il voudrait et pour l'éternité : sur la terre des vivants, dans les régions du monde inférieur ou tout au fond des voies lactées. Il pourra avoir accès a toutes les informations concernant l'univers, la création, la vie… il sera devenu Osiris, dieu tout puissant !
C'est une croyance générale de toute l'Afrique noire que la vie ne cesse pas après la mort. Non seulement celle-ci n'est qu'un état provisoire, mais le mort n'est qu'un vivant d'une autre espèce qui a besoin de se nourrir. L'âme du défunt se nourrit l'âme de l'aliment.
Souvent les défunts exigent de la nourriture en échange des services qu'ils peuvent rendre a la communauté des vivants (Akamba du Kenya, Ila de Rhodesie…)
Soulignons qu'en Egypte ancienne les nourritures avaient leurs importances dans l'au delà. Dans le tombeau de Puyemré a Thèbes, on peut avoir un aperçu de tout ce qui pouvait se trouver dans une tombe : gibier, vin pain, huile onguents, parfums, amulettes… il fallait que le défunt puissent s'alimenter en présence d'Osiris.
En Afrique noire traditionnelle, « vivants invisibles », trépassés, surtout s'ils sont parvenus à l'état d'ancêtres, côtoient les « vivants visibles », qui souvent les sollicitent, et interviennent fréquemment, sous des formes variées, dans leur existence.
La façon dont un mort est traité n'est pas sans corrélation avec ce qui peut se passer dans nature. Par exemple, un mort imprudemment béni par un oncle utérin peut occasionner une perturbation dans la santé biologique du peuple.
Les rites funéraires, chants et danses, mettent le défunt sous la protection des anges et des génies. L'âme du défunt apaisée et pacifiée, les génies et les anges honorés, commence le grand voyage dans l'au delà.
On peut alors inhumer les restes. Imaginez le drame quand l'enterrement a lieu sans une veillée au préalable ! L'âme du défunt demeure au milieu des vivants, elle erre. Elle s'incruste dans tout ce qu'elle rencontre sur son passage.
Ainsi la mort n'est pas une fin, mais un commencement, une naissance. Les morts ne quittent pas la terre comme des morts mais comme des vivants.
Sur la terre « l'homme » possède le corps terrestre et dans l'au delà il possédera un corps céleste ou corps immatériel (corps d'air ou de vent). Ce corps céleste a la faculté de pouvoir entrer et passer partout.
Ce qui précède présente certaines analogies avec la conception mormone de la vie post terrestre.
Dans un éloge funèbre, Joseph Smith a déclaré que les esprits des justes qui sont morts ne sont pas loin de nous, qu'ils connaissent et comprennent nos pensées, nos sentiments et nos actes et qu'ils en sont souvent peinés (Enseignement du prophète Joseph Smith p.458)
La mort prend possession du corps mortel, mais au delà il y a l'esprit. Celui-ci ira dans le monde des esprits. C'est un endroit pour attendre, pour travailler, pour apprendre… l'esprit y vivra jusqu'à ce que l'homme soit a ressusciter.
Alma, dans le Livre de Mormon dit qu'il y a deux états dans le monde des esprits. Les esprits de ceux qui sont justes seront reçus dans un état de félicité appelé paradis pendant que ceux des méchants ou pécheurs seront rejetés dans les ténèbres du dehors. Alma 40 :12-14.
Les esprits sont repartis selon la pureté de leurs vie et leur obéissance a la volonté du seigneur quant ils étaient sur la terre. Les justes sont séparés des méchants. 1 Nephi15 :28-30.
Toutefois les esprits peuvent progresser d'un niveau a l'autre en apprenant les principes de l'évangile et en vivant en accord avec eux.
L'Eglise est organisée dans le monde des esprits et chaque prophète est a la tête de sa propre génération (Joseph Smith, History of the Church, 4 :209)
Les relations familiales sont, elles aussi, importantes. Jedediah M. Grant, conseiller de Brigham Young, a eu la vision du monde des esprits et a décrit a Heber C. Kimball, l'organisation qui est en place : « il dit que les gens qu'il y a vus étaient organisés en cellules familiale… il dit : quand j'observai les familles, il y avait un manque chez quelques unes… car j'ai vu des familles qui n'avaient pas le droit d'habiter ensemble parce qu'elles n'avaient pas honoré leurs appels ici bas ». (Heber C. Kimball, journal of discourses, 4 :135-36).
Cf. « les principes de l'Evangile » E.J.C.S.D.J.


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